Les doigts dans le sable, les cheveux au vent, je regardais l'horizon en pensant au passé. Pas assez de temps c'était écoulé depuis notre premier baiser, non. Pas assez. En contre bas je voyais les vagues se percuté violemment au rochers. Il faisait beau aujourd'hui. Trop beau pour cette tristesse qui vit en moi depuis des mois. Merde il ne pourrait pas pleuvoir ?! Ça ferait réaliste au moins. . .
Je me leva tranquillement, et enleva mes vêtements, me retrouvant en maillot. Toujours en fixant l'horizon je me rassit, ce n'était pas encore le moment. J'ai tellement vécu ici, toute ces après midi pendant les vacances ou l'on jouait lui et moi, tout ces regard sur cette même plage. . .
Mais tout ces bons moments je les ai passés avec lui . . . et maintenant, il ne me reste quoi ?...que des souvenirs, juste de magnifique souvenirs. . .
Il m'en avait fait la promesse, il ne l'a pas tenu. Maintenant je ne suis qu'une partie de moi-même et je ne dors plus
Après l'évènement, le groupe s'est dissous. Trop de peine, trop de mal. Moi j'avais mal, j'ai mal Bill...
On avait fait des projets, on c'étaient juré.
Flash back
Deux corps nu sur un lit, un beau matin d'hiver. Les rayons du soleil traversaient la vitre et se posaient sur le dos d'un jeune brun. La buée du au contraste froid-chaud sur la vitre, faisait qu'on pouvait très facilement voir l'inscription : Fur immer
Tom c'était réveillé avant son frère se jour là. La tête contre son torse, le blond lui caressait amoureusement les cheveux. Deux corps nus dans un lit, pas banale, surtout quand on est frère, mais eux ils n'en avaient rien à faire. Ils s'aimaient, c'était tout.
Tom détaillait depuis déjà 30 minutes son visage si parfait, pour y décelé une quelconque anomalie, mais rien, il était définitivement parfait. Ses cheveux noirs lui collant au visage, le brun ouvrit doucement les yeux. A la vue du soleil, il referma aussitôt les yeux et fit une moue suivit d'un petit gémissement insatisfait. Tom rigola doucement, c'était trop chou.
Il prit doucement le brun dans ces bras et celui-ci enfouit sa tête dans le cou de son frère, respirant son odeur. Les bras entrelacé, ils n'avaient besoin que de ça. Une comète aurais pu percuté la terre qu'ils ne se seraient même pas rendu compte. Ils étaient tellement heureux. Depuis déjà 3 semaines qu'ils s'aimaient ouvertement, 3 semaines de bonheur, 3 semaines de plaisir complet, 3 semaines magnifique.
"Bill ?"
"Hmmm ?"
"Dis...tu me laissera pas hein ?"
Il releva la tête brusquement et fixa du blond du regard.
"Pourquoi tu dis sa ?"
"Parce que je pourrais pas survivre sans toi"
Bill sourit, un sourire plein d'amour, comme tout ce qui venait de Bill d'ailleurs. . .
"Non Tom je te laisserai pas. Mais toi non plus hein ?"
"Jamais"
Ils se sourirent mutuellement et reprirent leur position initiale. Bill respirait à grande bouffée et Tom s'amusait avec une mèche de ces cheveux. Tout était simple à ce moment là, il n'était en aucun cas question de leur célébrité, de leur carrière, ou de quoi que ce soit d'autre. Ils étaient justes là, sur ce lit, sentant le corps de l'autre. A ce moment là leur amour pouvait tout supporté. Mais plus le temps avançait plus il faisait chaud dehors...et plus le « Fur immer » disparaissait. . .
Fin Flash back
Rien que de pensé à cette journée, sa me fait très mal. On était tellement heureux. Enfait on a toujours été heureux, jusqu'à la fin. Enfin, heureux, non. Triste à en mourir. Mais moi j'étais heureux de partager tous tes derniers moments...
Deux moi après cette journée, Nous avons été à l'hôpital, faire des analyses pour le Sida. Heureusement aucun des deux ne l'avait...
J'avais tellement peur dans cette salle d'attente, les résultats allait bientôt arrivé et je crevais de trouille. Mais seul Bill a su me réconforter avec son sourire rassurant et ses mots tellement bien choisis que moi-même je ne pourrais jamais parler comme lui. Les examens arrivèrent, rien. Mais le médecin a dit qu'il avait détecté une anomalie dans le sang de Bill. On lui demanda de faire d'autres analyses, il accepta.
3 mois plus tard, Bill était sur un lit d'hôpital. J'étais avec lui. Toujours. On avait su qu'il avait un cancer. A un stade avancé, et qu'on ne pouvait plus le guérir. J'ai cru mourir se jour là. C'est comme si ma vie s'envolait, comme si je venais d'apprendre ma mort. Je l'ai annoncé à Bill, en larme. Il m'a rejoint et nous avons pleuré pendant des heures entières.
Chacun essayant de réconforté l'autre, mais sans succès. Chacun savait que nous allions être séparé. Séparé, un mot qui me paraissait horrible. Il m'a dit qu'il se battrais, pour rester en vie, pour encore voir la lumière du soleil lui faire mal aux yeux le matin, et encore sentir mon odeur jusqu'à ce qu'il ai 80 ans. Il disait que nous deux sa allait duré toujours, parce qu'on se complète, personne ne peux plus compter à nos yeux que l'autre. C'était sa avec Bill, il n'y avait pas de tout ou rien, avec lui c'est seulement tout. On nous disait qu'il y avait encore du temps. Du temps...j'en aurais voulu...mon dieu...si seulement il y en avait eu. Durant les dernières semaines je suis resté nuit et jour à son chevet. Ne dormant plus. Il me suppliait d'aller dormir mais moi ne pouvais pas, je ne voulais pas. Je voulais rester avec mon frère, mon amour jusqu'au dernière instant. Il me disait que de là-haut il me verrait et qu'il viendrait m'espionner très intentionnellement sous la douche. Je souriais. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire à toute ses paroles, en me disant qu'il était vraiment très courageux pour dire des trucs foireux quelques jours avant sa mort. Je dormais avec lui, on ne pouvait pas faire autrement, on voulait absolument sentir l'autre contre soit. Ce besoin, ce besoin vital ne m'a toujours pas quitté.
Il est mort, il y a une semaine. D'un coup les machines se sont affolées, il a réagit, ses yeux se sont équarquillés, moi je pleurais déjà, j'appelais à l'aide. Mais personne ne venait. Je me jeta sur lui et le serra de toutes mes forces, je ne voulais pas qu'il parte. Ne plus sentir ses lèvres sur les miennes...sa ne pouvait pas être vrai. Il était entrain de mourir devant moi, dans mes bras, et moi je ne pouvais rien faire.
Pars pas, pars pas, pars pas, pars pas, j'ten suppli me laisse pas.
Je répétais sa sans cesse. Il me serrait contre lui. Je me sentais impuissant, c'était horrible.
Mais j'était là, j'avais dis que je l'abbandonerais pas jusqu'à la fin.
Son corps se convulsa d'un coup et il dit un "je t'aime Tom...
unendlichkeit" avant de fermé les yeux, pour ne plus jamais les ouvrir
À l'infini...à
l'infini.
La machine fit un bip continu. Je me tut. Attendant qu'il reparte. Je priais le seul dieu dans lequel je n'ai jamais cru qu'il me le ramène. J'ai hurlé au fond de mes entrailles qu'on me le ramène. Mais rien. Je serrais encore son corps dans mes bras. Son corps sans vie. Je sentais une déchirure dans mon c½ur, comme un grand grouffre dans lequel on ne voudrait jamais tomber. Un gouffre qui vous fait tout oublié, il n'y a que la douleur, que les larmes et rien d'autres. Je sentais qu'il n'y avait plus rien en lui, il n'y était plus. Je desserra mon étreinte. C'est à ce moment là que les médecins arrivèrent...
Une semaine que Bill Kaulitz n'avait pas goûter à la peau de son jumeau. Ni entendu sa voix.
Une semaine que Tom mourais à petit feu. Non enfait, il était déjà mort, en faisant mourir son jumeau il était mort en même temps. Le blond se leva précipitament et couru vers la mer.
Une femme en habit rouge voulais se balader sur la plage par ce temps, mais malheureusement il commença un peu à pleuvoir. Elle y était déjà. Quand elle reçu les premières gouttes d'eau elle voulut retourner à sa voiture. La femme tourna les talons, mais quelque chose attira son regard. Elle tourna la tête en direction de l'océan et vis, un jeune dreadé s'enfoncer dans l'eau. Ne faisant pas attention, elle retourna dans sa voiture.
Mes épaules s'enfoncent dans l'eau, suivit de ma tête.
Ne va pas trop loin, attend moi.
Ma tête déjà sous l'eau, les paroles d'une chanson me revinrent en mémoire...
« T'écoutant respirer
La vie qui coule en toi
Brûle en moi
Garde et parle moi
De l'amour sans un bruit
Dis-moi que tu vivras à travers ça
Et je mourrai pour toi
Ne m'abandonne pas
Dis que tu seras avec moi
Car je sais que je ne peux
le supporté seul. »
« Mais l'empreinte est toujours là, rien n'est jamais vraiment oublié »
Je sens peu à peu mes forces me quitter. . .
Unendlichkeit Bill...Undendlichkeit